CD27 soluble comme biomarqueur prédictif de réponse aux immunothérapies dans le mélanome
Prof. Céleste LEBBÉ
Mise en ligne :
Co-investigateur
Pr E. TARTOUR Hôpital Européen Georges Pompidou - Service d'Immunologie Biologique - APHP
Situation
La combinaison de deux immunothérapies antiPD1 (Nivolumab) et antiCTLA4 (Ipilimumab) ou la monothérapie antiPD1 (Nivolumab ou Pembrolizumab) constituent la référence en première ligne pour le mélanome métastatique. Cependant, en l’absence de test biologique pour le déterminer, nous ne savons pas encore quel patient doit recevoir un seul médicament ou la combinaison des deux.
Des chercheurs ont étudié une molécule appelée CD27, présente sur les lymphocytes T (cellules qui combattent la tumeur). Une interaction courte entre CD27 et CD70 aide les lymphocytes T à se multiplier et à bien assurer leurs missions. Cependant, si cette interaction reste trop longtemps active, les lymphocytes T s’épuisent et sont moins efficaces. Durant cette interaction, une partie de CD27 est libérée dans le sang (appelée CD27 soluble).
Nous avons montré que le taux bas de CD27 soluble dans le sang prédit la réponse aux antiPD1 seul tandis que les patients avec un taux élevé devraient être traités par la combinaison.
Le projet actuel vise à confirmer, dans le cadre d’un traitement dit « néoadjuvant* » par immunothérapie, que le CD27 soluble peut :
- Prédire les patients nécessitant des antiPD1 seul versus ceux qui requièrent l’association antiPD1-antiCTLA4
- Montrer que le dosage de CD27 soluble est un reflet de l’interaction CD27-CD70 dans la tumeur
Pour cela, nous utiliserons des analyses statistiques : régression pour lier CD27 et réponses de la tumeur aux traitements, courbes de survie (Kaplan-Meier) et modèles de Cox pour la survie sans évènement.
Nous prendrons en compte d’autres d’acteurs comme l’âge, le sexe, le nombre de ganglions atteints et le taux de LDH afin d’éviter les biais.
En pratique, l’objectif est de proposer un test simple (taux de CD27 soluble dans le sang) qui aide les médecins à choisir entre une monothérapie ou la combinaison d’immunothérapie, pour mieux traiter le mélanome.
*un traitement néoadjuvant est administré avant le traitement en particulier chirurgical. Son but premier est de diminuer le volume de la tumeur pour rendre l'opération possible ou moins lourde.
Fiche du projet
| Appel d’Offre |
Appel d’Offres classique du Conseil Scientifique de la Société Française de Dermatologie Mars 2026 |
| Porteur du projet | Céleste LEBBÉ |
| Attribution | 45,500 € |
| Sponsors | Capfinances30,000 €Pierre Fabre Oncology5,000 € |
| Thématique | Mélanome |
| Situation (Ville) | Onco-dermatologie de l'Hôpital Saint Louis - APHP, INSERM U976 |
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